Le vaccin pour lutter contre l’acné, qu’en est-il ?

4 adolescents sur 5 sont touchés par les problèmes d’acné soit 80 à 90 % de cette population précise, mais par ailleurs pour les adultes, 20 % d’entre eux sont aussi touchés.
Autant dire bien sûr, que l’acné fait des ravages depuis très longtemps, et aussi et surtout sur des problèmes d’ordres psychologiques qui doivent aussi être inévitablement pris en compte pour lutter efficacement contre cette maladie de peau fréquente : l’acné !

Au niveau d’une vaccination contre l’acné, il semblerait que le chemin du vaccin suive positivement son cours…
En effet, les recherches qui visent à mettre en oeuvre un vaccin vraiment efficace contre cette maladie de peau qu’est l’acné semblent énoncer pour un avenir proche un résultat qui semble prometteur.

Le but du vaccin vise à limiter la réponse du système immunitaire d’une personne face à la bactérie Propionibacterium acnes, et donc et aussi face à l’inflammation, ce processus, testé sur les souris, a déjà donné des résultats intéressants et qui laissent donc présager la sortie d’un vaccin destiné à lutter efficacement contre l’acné.

Sanofi Pasteur, division vaccins du groupe pharmaceutique Sanofi, qui détient l’exclusivité mondiale des droits pour la recherche et le déploiement d’un vaccin et d’un traitement contre l’acné, est bien en marche avec l’association de l’université de San Diego au Texas, pour mettre sur pied ce futur nouveau vaccin.

Ils travaillent en effet ensembles pour l’élaboration de ce futur vaccin anti-acné.
Actuellement au stade des tests préclinique, il faut donc attendre les suites qui seront données…

Acné : des mises à jour des recommandations thérapeutiques

La maladie de peau spécifique, l’acné, a fait l’objet, selon de nombreux médecins dermatologues, de certaines recommandations thérapeutiques et ce, selon cinq stades avérés de sévérité pour cette maladie.

Tout commence par une acné légère, où les médecins précisent qu’un traitement local dans la grande majorité des cas suffit amplement. Généralement les molécules utilisées contiennent du peroxyde de benzoyle, ou, de la trétinoïne ou adapalène, selon les cas, elles sont complémentaires si un traitement s’avère inefficace au bout de trois mois de traitement.
Pour le stade du dessus, acnée légère toujours, le dermatologue pourra prescrire là encore, les deux traitements locaux auxquels il pourra associer pour renforcer le traitement un traitement antibiotique en comprimés.

Pour l’acné moyenne, le traitement conseillé reste des traitements locaux et/ou des antibiotiques en comprimés. Seulement si le traitement n’est pas efficace, le médecin pourra prescrire alors de l’isotrétinoïne. La cure peut durer jusqu’à 9 mois, à préciser que les femmes doivent prendre une contraception durant un tel traitement.
Pour l’acné sévère au premier stade de ce niveau, le médecin prescrira des antibiotiques et crème mais selon le cas il pourra aussi prescrire assez vite de l’isotrétinoïne.
Pour l’acné très sévère, l’isotrétinoïne sera le traitement de référence en général.

Ces recommandations souhaitent ainsi mettre un peu plus en avant l’isotrétinoïne et aussi pour éviter selon certains cas les cicatrices trop ancrées qui sont ensuite très problématiques. Par ailleurs et au regard des restrictions qui étaient soumises par l’Agence du médicament (ANSM), cela permet de réouvrir un accès simplifié à certains traitements plus efficaces, toujours selon les cas.
Les dermatologues mettent aussi l’accent sur la prise en compte des souffrances psychologiques engendrées par l’acné.

L’isotrétinoïne doit être prescrite par un dermatologue et renouvelable tous les mois.

Prendre en compte les risques de dépression liée aux rétinoïdes

L’isotrétinoïne est connue également pour les risques psychiatriques qu’elle peut engendrer.
Cette molécule compte dans la famille des rétinoïdes qui sont souvent prescrits dans les cas d’acné sévère et très sévère.
On note selon certains cas, des suicides et donc des états dépressifs lourds et, même si les cas restent limités, il convient de considérer cet état de fait selon les dermatologues qui prescrivent cette molécule pour les traitements contre l’acné.
Le médecin questionne le patient sur ses antécédents possibles de dépression, il doit informer son patient des risques, et il doit également sensibiliser l’entourage du patient.
Plus la dose est élevée et plus les risques de dépressions le sont aussi.

Généralement les symptômes disparaissent entre 2 et 15 jours après l’arrêt du traitement mais parfois des antidépresseurs sont parfois nécessaires. Avant une prise d’isotrétinoïne, toutes les informations et les conseils doivent être clairement expliqués par les médecins aux patients et à leur famille.

Par ailleurs, le renouvellement mensuel de la molécule permet au médecin d’interroger le patient sur ses modifications d’humeur, lui ou son entourage, ou changements de comportements.
Si la dépression est soupçonnée, le dermatologue adresse son patient vers un médecin psychiatre, et ensembles ils jugeront de la continuité du traitement à base d’isotrétinoïne.

L’acné est une maladie de peau qui a effectivement et bien souvent des conséquences sur le bien-être d’une personne. Les plus touchées peuvent en effet faire une dépression à cause de cette maladie, et si le traitement rajoute encore à cet état, il faut donc que le médecin fasse preuve de beaucoup de vigilance et d’attention vis-à-vis du patient. Si l’acné est une maladie de peau, comme elle engendre des complexes et un mal être profond surtout si le traitement est long à faire effet, il convient de surveiller l’état psychique d’une personne trop fragile. Les recommandations revues au sujet de l’acné pour toutes les prescriptions des différents traitements devaient également prendre en compte ces conséquences, c’est ce qui a été fait.

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