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30 Octobre 2011
Ce surdoué polyvalent, qui tenta piano, chant et théâtre, a finalement choisi de filmer la danse. Et sa caméra amoureuse a permis de constituer un trésor d’instants subtils, qui sans lui, se seraient évaporés, tant sont rares les archives du ballet, et surtout les passations de styles. Un style rigoureux, humble et éclairé d’une immense culture chorégraphique, et voilà que sont sauvées Mesdames Yvette Chauviré (Une étoile pour l’exemple), Nina Vyroubova, Violette Verdy et bien d’autres, donnant un sublimé de leur talent à celles qui les ont remplacées. Aujourd’hui, à l’heure où Paris est en plein frémissement balanchinien avec la venue du Miami Ballet au Châtelet, il regroupe ses meilleures séquences sous le titre Balanchine in Paris, et y joint une pépite: une séance de travail entre Patrick Dupond, tout jeune et John Neumeier. Jamais sans doute, l’acte créateur d’un chorégraphe n’a été mis à nu avec autant de violence. Bravo Mister D.
Balanchine in Paris, Dominique Delouche (Doriane Films)
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