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07 Janvier 2009
C’est en 2000 que Molly Johnson pose sa voix pour la première fois sur un CD. Alors qu’elle songe à abandonner toute ambition dans la musique, le compositeur et producteur Steve MacKinnon lui propose d’écrire et d’enregistrer des chansons originales. L’album Molly Johnson, avec Stéphane Grappelli en guest star, séduit immédiatement le public. Entre le jazz des grands maîtres qu’elle n’a jamais cessé d’écouter, de décortiquer et de chanter, et les accents de la pop gourmande du nouveau siècle, elle fait vraiment découvrir sa voix. Car elle est autant enracinée dans les raucités du jazz d’avant-guerre que dans les libertés les plus contemporaines, dans les séductions intemporelles de Broadway que dans les chatoiements des tubes de MTV… Avec l’album Another Day, enregistré trois ans plus tard, elle conquiert le public français. Reggae, r’n’b, Billie Holiday, Sade, gospel et blues semblent emportés dans la même passion de plaisir et d’élégance qui, dans les festivals du Sud et les clubs parisiens – puis à l’Olympia, un couronnement qui l’émeut –, fait d’elle la coqueluche d’un public qui déborde largement les contours du jazz. Succès d’estime un peu partout en Occident, mais elle obtient une vraie réussite commerciale en France. D’ailleurs, elle va chanter en français pour son disque suivant, If You Know Love, en 2006 – compositions personnelles, George Gershwin, Streets of Philadelphia de Bruce Springsteen…
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