Machine Dreams, Little Dragon 

Little Dragon revient avec un deuxième album, une aventure electro pop trépidante dont Prince serait fier, mais dont la chanteuse s’avère être une charmante Suédoise à la voix sensuelle. Ce disque est le surprenant pendant du premier album éponyme du groupe, encensé par la critique à sa sortie il y a deux ans. Machine Dreams, avec ses gimmicks accrocheurs et ses mélodies entêtantes, devrait enfin permettre à Little Dragon d’obtenir la reconnaissance du grand public. Enregistré à Gothenburg, la ville où vit Little Dragon, Machine Dreams opère un bond bien loin de l’album précédent, tout en gardant le son particulier propre à Little Dragon.

La voix chaleureuse de Yukimi, la dextérité du batteur Erik, la vaste gamme de synthétiseurs et de bruits inventés par Hakan, ainsi que les bouillonnantes lignes de basse de Frederik s’unissent pour créer un son sans égal parmi leurs contemporains. L’évolution vers un son plus électronique s’est effectuée sciemment, comme l’explique Yukimi : « Le titre Machine Dreams était une évidence. Aujourd’hui, les humains ressemblent de plus en plus à des machines, et au fur et à mesure que la technologie évolue, les machines se sentent de plus en plus humaines et les frontières entre nos deux univers deviennent de plus en plus floues, jusqu’à créer un monde proche de la science-fiction. Nous nous sentons dépendants des machines pour créer et pour vivre, et leurs sons reflètent ce que nous sommes. »

Machine Dreams, Little Dragon (Peacefrog)