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14 Juillet 2007
« Le mouvement ne ment pas » Martha Graham est née le 11 mai 1894 dans le Comté d'Allegheny (Pennsylvanie, États-Unis) Elle commence à s'intéresser à la danse très jeune, après avoir vu danser Ruth Saint Denis en 1911. Dès lors elle ne cesse de prendre des cours de danse et d’art dramatique et réussit ainsi en 1917 à intégrer la Denishawn School à l’âge de 17 ans. Très vite Ted Shawn la remarque et la propulse au rang de professeur puis danseuse principale. (Xolchilt, 1920). Lasse du pur esthétisme de cette école, elle la quitte en 1923. Le temps du cabaret, alimentaire, a sonné. En 1925, elle commence à enseigner la danse à la Eastman School of Music and Theater à Rochester, avant de fonder sa propre école et sa propre compagnie, The Martha Graham Dance Company (1926). Louis Horst, la pousse à inventer une danse radicale, en opposition au classique et au style Denishawn. Elle y arrive dès 1928, à force d’enseignement, de tâtonnements et profondes recherches : elle crée un vocabulaire anguleux et abruptes qui est exposé la première en 1929 avec un programme composée : Heretic, Moment rustic, Vision of Apocalypse. Mais le véritable acte de naissance reste : Lamentation (1930), un de ses solos sublimes dont elle a le secret (Frontier, 1935 ; Deep song, 1937) Dès lors ce sont près de 60 ans de créations quasi-ininterrompus et fonctionnant par cycle de thèmes qui dessinent le mythe de la grande prêtresse de la danse moderne. Au fil des tournées et des cours d’été qu’elle donne au Bennington College ou encore l’American Dance festival, elle diffuse son style. Un soutien de la famille Rothschild lui permet de créer de grandes pièces (Clytemnestra, 1958 ; Phaedra 1962) jusqu’à ce que la dépression la guette et qu’elle jette brièvement l’éponge (1969/72). En 1972, ragaillardie, elle sauve à temps son répertoire et la réputation de sa compagnie qui faisait du sur-place. Les danseurs étoiles de l’époque la célèbre et la courtise, alors qu’elle règle Un sacre du printemps époustouflant à l’âge de 90 ans, qui n’est pas sans rappeler les pas mexicains de Xolchilt, œuvre de la période primitive. Sentant l’heure du grand départ arriver, elle règle sa dernière œuvre Maple Leaf Rag (1990), regard tendre et humoristique sur son immense œuvre, riche d’une centaine d’œuvres. Reine de l’introspection dansée avec sa période primitive, elle cherche à remonter jusqu’aux racines de la mémoire pour retrouver l’âme universelle. En travaillant sur la respiration, la marche, le rapport au sol et le contract/release (contraction/relâchement) notamment, base de sa technique. Autre période, celle des grandes mythes américains, qui rejoint en somme cette volonté de remonter les racines de la mémoire … collective : Frontier, Appalachian Spring (1944), American Document (1938). Son travail de la danse comme mémoire ancestrale la poursuit encore avec sa période « Grèce antique » : Hérodiade (1944), le matriarcal Cave of the heart (1946), Night Journey (1947) ou encore Errand in the Maze (1947).Cette faste période correspond à sa collaboration avec Noguchi, talentueux scénographe et décorateur. Ce cycle tragique correspond le mieux au style grahamien, où la libido de la femme y est parfaitement décrite, ce qui ne manqua pas de provoquer des scandales dans la puritaine Amérique des 50’s. Il reste pourtant le plus inspiré de la grande dame de la danse américaine. http://marthagraham.org
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