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14 Juillet 2007
Une allemande à New-York Francfort, 1910 : Hanya Holm se frotte à la méthode Jacques Dalcroze avant de rejoindre Dresde et l’école de Mary Wigman. Elle y étudie la méthode Laban et développe son travail sur le mouvement pendulaire, la vibration et les courbes dans l’espace. Brillante, elle ne tarde pas à intégrer la compagnie Wigman (Totenmal, 1928) et se voit attribuer la fonction de directrice suppléante. Puis Mary Wigman lui propose d’aller diriger aux Etats Unis la première école Wigman qu’elle décide d’ouvrir à New- York Arrivée aux USA, elle rédige un ouvrage promotionnel sur son maître allemand, Mary puis abandonne peu à peu le sombre mysticisme wigmanien dans son enseignement. Au sein de cette école très courue pour sa pluridisciplinarité, elle refuse d’inculquer un style particulier, lui préférant les concepts à appréhender lors d’ateliers. Alwin Nikolaïs est un de ses plus brillants élèves. Elle se voit contrainte de changer le nom de son école en 1936 : les relations, jugées douteuses, de Mary Wigman avec Hitler dérangent. La Hanya Holm School of Dance voit naître sa compagnie la même année. Trend (1937), Metropolitan Daily (1938), Tragic Exodus (1939) sont les premières pièces talentueuses de la jeune troupe qui ne remportent le succès escompter. L’aventure tombe à l’eau. Mais Hanya Holm ne désarme pas et reprend, après-guerre, ses activités de chorégraphe à Broadway où elle connaît d’énormes succès avec comme point d’orgue : My Fair Lady (1956). Activité qui n’empêche nullement la pédagogue dans l’âme de donner des cours de danse jusqu’à 90 ans (chez Nikolaïs et à la Julliard School).
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