L’expressionniste abstrait

 

 

           C’est en intégrant la Julliard School de New- York que Paul Taylor découvre la danse auprès d’Antony Tudor. Il a alors 22 ans. Danseur virtuose, il intègre les compagnies des pionniers américains (Graham, Weidman, Cunningham). Dès 1954 il commence à chorégraphier (Jack and the beanstalk) avec l’aide de Robert Rauschenberg à la mise en scène. Aide fructueuse et renouvelée à 11 reprises ! Ils nomment leur éclectique collaboration : expressionnisme abstrait.

             La polémique suscitée par son ballet Duet à l’immobilisme déroutant le fait connaître du grand public. Mais c’est avec Auréole (1957), danse pure et abstraite qu’il rencontre le triomphe. Il enchaîne alors les pièces lumineuses ou sombres, abstraites ou narratives, toujours très lisibles. En convoquant les styles grahamiens, balanchiniens et cunninghamiens, il construit une œuvre vive et joyeuse qui puise ses thématiques dans la culture américaine : Speaking in tongue (1988) ou dans la société contemporaine Big Bertha (1971), Last look (1986).