De la modernité aux fastes hollywoodiens

           Danseuse du chorégraphe Paul Taylor, après avoir reçu une solide formation auprès de Graham, Cunningham et Hawkins, Twila Tharp signe en 1965 sa première œuvre d’avant-garde Tank dive qui mêle la gestuelle du classique et du base ball. En 1970, The fugue entame une série d’œuvres brillantes aux mouvements ultra- précis et aux phrases répétitives :

Baker’s dozen (1972), Country dance (1976), 1903 (1979) ou encore Nine Sinatra songs (1982). Toutes ces pièces convoquent la culture américaine et la nostalgie rétro.

             Elle délaisse peu à peu la modernité de la danse post-moderne pour lui préférer Hollywood. Son style perd alors son mordant, évoluant vers du sous- Balanchine. C’est à cette période qu’elle chorégraphie pour le Joffrey Ballet (Deuce Coupe 1973, Push come to shove 1976) et qu’elle signe les chorégraphies de blockbusters hollywoodiens tels : Hair, Ragtime, Amadeus.