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14 Juillet 2007
Un baroque onirique Formée à la danse classique, diplômée en sociologie et psychologie, Karine Saporta ouvre, dès son retour des USA, un atelier de recherches avant de fonder sa compagnie en 1982. Directrice du CCN de Caen/Basse Normandie de 1988 à 2004, Karine Saporta aime créer des univers baroques et oniriques où le raffiné côtoie la cruauté. L’exploration des replis de l’âme, le côté obscur de l’homme sont des thématiques qui passionnent la chorégraphe : Pleurs de porcelaine (1985), Le cœur métamorphosé (1986), Bal dans un couloir de fer (1988). Russo-espagnole, la chorégraphe aime à revisiter ses origines et découvrir celles des autres : A ma mère, la fiancée aux yeux de bois (1988), Les taureaux de Chimène (1989), La poudre des anges (1990) ou plus récemment sa collaboration avec l’Opéra du Caire témoigne de sa curiosité. Dans ses ballets, les corps fantasmés et fétichisés, aux gestes hypnotiques hantent des mises en scène très sophistiquées.
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