Entre music-hall et néo classique

            Petit rat, puis intégré au corps de ballet de l’opéra de Paris en 1940, tout en continuant sa formation auprès de Maurice Béjart et Leslie Caron entre autres. Véritable électron libre de l’opéra il accède en 1943 à un statut enviable dans le corps de ballet (L’amour sorcier, 1943) mais démissionne dès 1944. Il ne tarde pas à monter sa propre compagnie : le ballet des Champs- Elysées pour lequel il crée ses premiers chefs d’œuvres : Les forains (1945), Le jeune homme et la mort (1946).

            Deux ans plus tard, il fonde les Ballets de Paris avec Zizi Jeanmaire comme étoile. Cette période est une des ses plus créatives (Le loup 1953, Carmen 1949 et ses position fermées, Cyrano de Bergerac 1959) durant laquelle il chorégraphie des ballets de music-hall pour sa femme Zizi, devenue une star mondiale avec son tube Mon truc en plume (1961) travaille pour Hollywood.

            Sn retour en tant que chorégraphe à l’opéra de Paris fait grand bruit : Notre Dame de Paris (1965) puis il crée la révolution avec le ballet Turangalîla (1968). Refusant toujours les effets techniques gratuits, le chorégraphe néo-classique va sans cesse renouveler son style et fait sensation avec la reptation qu’il développe dans Turangalîla.

            1972 : il investit la ville de Marseille en dirigeant son Ballet. (Pink Floyd Ballet) qu’il dirige jusqu’en 1997 continuant de chorégraphier pour les plus grandes troupes (Camera Obscura, Opéra de paris 1994). Il s’installe ensuite à Genève.