Parade

           Formé à l’école du Bolchoï, il intègre en 1912 le ballet avant de rejoindre Serge Diaghilev et ses Ballets russes l’année suivante où il crée de nombreux rôles principaux quand Michel Fokine retourne vivre en Russie. Ses créations sont des petites révolutions par leur syncrétisme des arts modernes. Parade (1917) lance sa carrière de chorégraphe-phare.

Epaulé par Diaghilev, qui lui fait découvrir le Tout-paris culturel de l’époque, le jeune et prometteur Massine devient la coqueluche des balletomanes.

            En parallèle il crée des variations (Soleil de nuit, 1915). Sa carrière de danseur lui fait parcourir le monde, au gré de ses contrats dans diverses compagnies. Il pose ses valises à Monaco où il va diriger à partir de 1932 les ballets russes de Monte-Carlo les emmenant en tournée aux Etats-Unis. Rapidement il reprend du service à travers le monde, recréant à satiété ses œuvres pour les plus grands ballets du monde.

            Danseur adulé par le public, vivace, comique et doué pour le jeu, le chorégraphe Massine délaisse les classiques du répertoire préférant créer des œuvres burlesques, théâtrales, marquées par la danse de caractère de tous pays. Son néo-classicisme d’avant l’heure impose une conception très moderne de la danse académique (Parade, Pas d’acier, Ode).

Pour Martha Graham il s’attellera tout de même à la relecture du Sacre du printemps (1930)