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13 Juillet 2007
La ballerine punk Danseuse classique, maîtrisant parfaitement l’art balanchinien (au sein du Grand Théâtre de Genève), puis interprète idéale de Merce Cunningham (1976/81), Karole Armitage se laisse happer par l’underground du début des 80’s : performances punk- rock dans des lofts puis créations fracassantes avec sa toute jeune compagnie : Vertige (1980), Drastic Classicism (1981). La « ballerine punk » connaît alors une ascension fulgurante dans le monde de la danse. Les plus grands ballets se l’arrachent : Baryschnikov pour l’American Dance Theater, Noureev pour l’Opéra de Paris, le Lyon Opéra Ballet. Elle reçoit également les louanges de Rosella Hightower, désireuse de remonter Casse Noisette avec cette jeune prodige. L’Europe la réclame tant qu’elle devient la directrice du Maggio Danza de Florence (1996/98). Son retour triomphal à New- York démontre à quel point la rebelle est devenue une star mondiale de la danse. Martyrisant la danse classique pour mettre à jour un « ballet moderne », elle dit refuser les recherches avant-gardistes préférant jouer sur l’énergie et la rapidité appliquées aux bases classiques. Sa danse électrique, contestataire et sauvage du début s’est très rapidement amenuisée, son aura lui reste intacte : l’ex punkette s’entoure toujours des plus grands artistes de son époque, souvent éblouis par son succès médiatique. Après des débuts prometteurs donc, les dernières œuvres tel The Elisabeth Phrasing of the Late Albert Aylern (1986), Contempt (1989), Predator’s ball (1996) ont déçus. Trop brouillonnes (rap, techno, show TV, ballet à la fois dans Predator’s ball) et bien souvent fades, elles ont perdu le subversif et le piquant des débuts. Ce qui n’empêche nullement la compagnie Armitagegonedance d’être une des plus plébiscitées des Etats-Unis. http://www.armitagegonedance.org
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