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13 Juillet 2007
« Voyez la musique et écoutez la danse » Après une formation au sein de l’école de danse de Saint Pétersbourg d’où il sort diplômé en 1921, il rejoint aussitôt la troupe du Kirov (appelé GATOB à l’époque). En parallèle il suit de sérieuses et brillantes études de musique. Dès 1920, il présente ses premières œuvres avec le jeune ballet. Quatre ans plus tard, à l’occasion d’une tournée en Allemagne, il rejoint la troupe des Ballets Russes de Diaghilev. Prodige de ce ballet, il en devient le maître au bout d’un an. Il y chorégraphie alors ses vrais premiers ballets, et débute en même temps sa prolifique collaboration avec Igor Stravinsky, posant les principes de son art (Apollon Musagète, 1928). En 1933, il se fixe à New- York suite à la proposition du mécène Lincoln Kirstein : monter une école de danse classique en même temps que créer un style américain. Bon an mal an, il signe de nombreux ballets pour les grandes compagnies américaines (le premier étant Serenade pour la School Americain Ballet) jusqu’à ce qu’il impose sa propre compagnie en 1948 : le New York City Ballet (NCYB). Grâce à son école, il façonne un nouveau corps de danseuse classique toutes en jambes, buste plat et cous graciles, affirmant que « ballet is woman ». Ses danseuses possèdent également une technique de haut- vol. Sa révolution ne s’arrête pas qu’à une plastique car il modifie en profondeur les ballets classiques dans leur construction même : « Mr B » va prendre en compte l’énergie de New- York et lui insuffler un académisme russe hérité de son père spirituel Marius Petipa (vitesse, dynamisme, asymétrie et vigueur sont au rendez- vous). Exit les mimiques, la narration, la gestuelle expressionniste et place à une danse épurée et abstraite qui sert seule la musique et non un livret. Cette soumission de la danse à la musique est un des traits les plus caractéristiques de l’art balanchinien. Agon reste l’œuvre la plus caractéristique de son art, mais ne saurait occulter la centaine de ballets au répertoire de la compagnie classique la plus prestigieuse des Etats-Unis : Baiser de la fée, Jeux de cartes (1937), Orpheus (1948), Symphonie en ut (1947)… Il ne faut pas oublier non plus ses nombreuses participations aux comédies musicales de Broadway et aux films hollywoodiens où il s’est paradoxalement attaché à la narration et aux livrets. http://www.nycballet.com
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