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13 Juillet 2007
Née en Suisse, c’est auprès des pionniers de la danse contemporaine, les Dupuy, qu’elle suit sa formation de 1976 à 1979. Elle y fait une rencontre déterminante : celle de Régis Obadia avec qui elle va durant près de 18 ans construire une œuvre très cinématographique. 1980 est l’année de la première distinction : Regard perdu remporte le 1er prix du Concours de Nyon. Ils fondent alors la compagnie l’Esquisse et investissent le CCN de Haute Normandie dès 1986. Hormis le motif récurrent et évidente du couple qui est le cœur de leurs créations, les Bouvier/Obadia du Havre inaugurent une recherche cinématographique autour du mouvement qu’ils aiment rugueux et terrien : diffraction et décomposition du geste, découpage des scènes, effets de montage, traitement cinématographique de la musique et des éclairages. Leur danse est lyrique, puissamment expressive et charnelle. Cet être bicéphale crée plus d’une quinzaine d’œuvres, de nombreux films primés et puis quitte en 1992 le CCN du Havre pour reprendre la direction du CNDC d’Angers. Le couple continue de chorégraphier (Welcome to paradise, 1989 ; Les chiens, 1996 ; Indaten, 1997) et propose un enseignement pédagogique rigoureux au Centre. En 1999, le couple se sépare artistiquement. Fini le travail de l’exploration de l’intime, le modelage de la matière corporelle de l’étreinte. Fini aussi la direction du CNDC (2003). Désormais seule, Joëlle Bouvier s’attelle à des projets d’envergure Jeanne d’Arc 2003, La Divine comédie (2004) qu’elle chorégraphie pour les Ballets de Lorraine. Elle se met également en scène seule, plus dans l’humour et la douceur, moins dans le passionnel et le charnel (Face à face, 2007)
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