Sous le grand chapiteau de Philippe…            

           Se rêvant clown, le jeune Philippe suit très tôt les cours de l’école du cirque pour finalement bifurquer vers la danse et achever sa formation au CNDC d’Angers. Alwin Nikolaïs, étonné par son talent, l’engage dès ses 18 ans dans sa compagnie. Encore jeune et déjà prometteur, il poursuit sa formation chez Cunningham et ne tarde pas à rejoindre les chorégraphes débutants que sont Régine Chopinot et Karole Armitage. Le Concours de Bagnolet ne tardera pas à récompenser une ses premières créations : Vague café (1983). Dans la foulée, il fonde sa compagnie DCA. Touche à tout, aussi fun et connecté à son époque que Régine Chopinot, il crée à tout- va : ballets, spot publicitaires et atteint rapidement une renommée internationale grâce à deux évènements d’envergure : le bicentenaire de la Révolution Française avec un défilé parade dans lequel il chorégraphie La danse des sabots et surtout la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Hivers d’Albertville en 1992.           

           En 1995, il s’installe en Seine-Saint-Denis où il imagine un monde chorégraphique peuplé d’hommes élastiques et d’acrobates pierrot lunaire, qui trouve sa source dans des souvenirs d’ado empreints de rock et de BD. Sa formation de danseur lui permet de concrétiser un univers aussi onirique que farfelu. Ainsi de Nikolaïs il retient l’importance de la lumière et des décors, de Cunningham celui de la vidéo, de la géométrie et de la mise à distance, quant au cirque l’ambiance des créations transpire cet univers chamarré et haut en couleurs.           

            Il reste ainsi un des rares à faire de la danse contemporaine, un art spectaculaire qui ne rechigne pas au plaisir. Le public le lui rend d’ailleurs très bien : Triton (1990), Shazam (1999), Tricodex (2004),

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