Du hip-hop dans ma télé !

Dance St. ! revient sur France O tous les vendredis soirs en prime-time. Boostée comme jamais suite aux belles audiences de l’année dernière, l’émission consacrée aux danses urbaines squattera l’antenne jusqu’en juin. Explications avec Audrey Chauveau, présentatrice du programme.

Ce soir démarre la nouvelle Saison de Dance St. ! Grande nouveauté : l’émission s’étale sur plus de 9 mois. Un vrai pari pour la chaîne France O !

Effectivement France O a beaucoup apprécié le programme de la saison passée et a décidé de miser sur lui cette année. Dance St. ! sera à l’antenne jusqu’à la mis juin et se révèle être un des programmes-phares de la chaîne. Il est innovant en ce sens qu’il n’est pas une Nouvelle Star de la danse. De 7 à 77 ans, tout le monde s’y retrouve. Je pense aussi qu’il rajeunit l’image de la télévision en mettant enfin la lumière sur une des formes du street art.

Près de 200 crew vont concourir tout au long de l’année. Qui a sélectionné tous ces participants ?

Il nous fallait un grand nombre de compagnies pour couvrir toute la saison et nous avons donc organisé un vaste casting. La boîte de production 3ème Œil à l’origine du programme, mon équipe mais également un agence de casting ont repéré les plus doués des postulants. Il y avait quelques impératifs aux prés-sélections : être une équipe de 12 danseurs maximum et posséder un niveau technique évident, mais attention nous avons aussi laissé la chance à des crew sans doute plus verts techniquement mais qui ont su nous toucher par leur proposition artistique. Tout a été question de feeling au final.

Bruce Ykandji et Malika Benjelloun sont toujours présents dans le jury mais on annonce des guest star. Peut-on en savoir plus ?

L’autre nouveauté de cette nouvelle saison est de retrouver chaque semaine, aux côtés de nos deux illustres jurés Bruce et Malika, des guest. Il est grisant pour les concurrents de danser face à ces deux jurés, pointures de la danse urbaine, mais aussi face à un invité de marque. Je pense au journaliste Olivier Cachin, au rappeur Doc Gynéco ou encore Sylvestre* que j’imaginerais bien parrain de cœur de l’émission.  L’émission gagne en prestige avec eux. Ces guests ont tous trouvé le concept de Dance St. ! très intéressant et ont été séduit par l’esprit d’équipe qui s’en dégage.

Que sont devenus les gagnants de la précédente saison : les 9-1 Pact ?

Ils ont poursuivi avec succès leur chemin sur les scènes de France, les battles. Ils ont même été contacté par d’autres chaînes TV pour participer à des émissions. Bruce et Malika les revoient fréquemment, ils ont d’ailleurs dansé pour Malika. Quant à moi, je ne manque jamais de parler d’eux à la radio ou la télé.

Il y a un véritable attrait pour la danse à la télévision en ce moment. Comment l’expliquez-vous ?

Le show a toujours plu à la télévision et c’est exactement ce que propose Dance St. ! France O a été précurseur sur le créneau et je remarque que TF1 ou W9 nous emboîtent le pas. J’espère seulement que les médias télévisuels ne tireront pas trop sur la corde comme ils l’ont fait pour les télé-crochets car je crains alors que ces programmes de danse ne perdent de leur saveur assez rapidement.

Votre saveur à vous c’est la danse urbaine. Pourquoi une telle spécialisation ?

L’année dernière le programme avait ouvert la compétition à la danse de salon, la salsa, mais cette année nous nous recentrons sur la danse urbaine. Vous savez ce terme est un peu générique car il englobe bon nombre de spécialités, celles qui nous importent dans l’émission sont le popping, le new-style, le locking, le voguing… Il y a de quoi faire avec la dance-street et le programme sera riche, fourni et pointu. Certes nous ciblons au plus près artistiquement mais ce sera loin d’être réducteur.

Vous semblez incollable sur les sous-genres de la street-dance. Avant cette émission vous étiez déjà un aficionado de la danse ?

J’ai pratiqué la danse classique pendant 11 ans donc forcément tout ce qui s’y rattache attise toujours ma curiosité. Je suis donc loin d’être étrangère à cette discipline et je dois dire qu’animer une telle émission m’apporte un réel bonheur. Cet univers me correspond parfaitement !

Propos recueillis par Cédric CHAORY.

*Sylvestre : animateur de l’émission HIP HOP, premier programme TV sur l’univers du rap dans les années 80.