La relève était dans le 8ème

 

La majestueuse cour de l’Espace Beaujon était à la fête jeudi 23 et vendredi 24 juin. Elle accueillait la quatrième édition de la Scène ouverte à la danse soit pas moins de 13 compagnies sur deux soirées. L’évènement a attiré une foule bigarrée de badauds, fins connaisseurs ou néophytes en matière de danse, tous fascinés par la qualité de la programmation. 

Ce vendredi soir, danse contemporaine, hip-hop, jazz et même danse baroque se partageaient l’affiche du festival. Myral Jusid, programmatrice de cette Scène assure avoir concocté une « petite cuisine qui alterne des danses faciles d’accès et conceptuelles ». Cuisine délectable qui  permit aux jeunes compagnies d’exister totalement. Ainsi la Cie Massala proposa un hip-hop mâtiné d’art de rue et des cirques à travers deux œuvres Déviation et A condition, renouvelant ainsi un genre à la créativité en stagnation.

La douce folie de Chambre 10 (Cie Traction), subtile variation sur l’animalité qui sommeille en nous et la poésie Des habitants de la terre (Cie Julie Portanguen) ont charmé le public quelque peu décontenancé par la performance de Barbara Amar qui avec Occupation Précaire pariait sur l’errance d’un corps dans la pénombre.  

A l’allégresse des complexes tricotages de la danse baroque (interprétés par 2 danseurs issus de la compagnie de Béatrice Massin) a succédé, en clôture de cette soirée, l’énergie rageuse de la toute jeune compagnie DRUnC. Leur première pièce Stream of Affects a remporté une ovation méritée. L’équipe de la Scène ouverte à la danse 2001 en mérite également une pour avoir mis la lumière, en ce début d’été, sur de jeunes artistes au talent prometteur.

Cédric CHAORY.