Jazz / Autres styles

La grande illusion

 

(Copyright: Marie Tribouilloy)
 

D’abord il vous faut, le sourire aux lèvres, suivre le parcours fléché, empli d’indications du type « lever le bras gauche », « regarder en l’air » etc., afin d’entrer en salle. Là vous attend un placeur du type martial qui, mégaphone aux lèvres, vous ordonne de vous asseoir, glissant au passage des phrases absurdes « Pour la sécurité des artistes, il vous sera interdit de penser à la couleur rouge durant tout le spectacle », « Noter votre apparence physique sur une échelle de 1 à 10 »… Vous passez alors du sourire aux éclats de rire. Une bien belle progression sur l’échelle de l’humour mais déjà pointe le malaise : toute cette mise en bouche serait-elle un brin manipulatrice ?

Suite et fin des oeuvres chorégraphiques vues par Fanny Brancourt à l'occasion du Festival Danse Fragile des Bouffes du Nord !

 

 

  (Crédit photo: Eric Boudet)

Seule la folie vous entendrez 

Agée d’à peine 25 ans, la chorégraphe et danseuse sud-africaine Dada Masilo, se produit pour la première fois en France. Formée à la Dance Factory de Johannesburg, Dada Masilo est une des nouvelles figures de la danse sud-africaine. Elle fut très remarquée lors de l’édition 2009 du Festival Dance Umbrella. 

The bitter end of Rosemary est un solo abordant le thème de la folie à travers le personnage d’Ophélie dans Hamlet. Débarrassée de la religion (elle jette une croix seul apparat qu’il lui restait), Ophélie exulte sa folie. Elle s’adresse aux uns et aux autres. Leur affirme : «  I am not crazy ! ». Pourtant personne ne semble la croire, ou tout du moins l’écouter. Elle se heurte à sa famille, à la religion, à la société. Ophélie est nue. Elle ne lutte avec aucune arme si ce n’est sa chair, son corps.

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Quand l’empathie crée la rencontre

Bi-portrait Jean-Yves part d’un travail mené depuis plusieurs années par Mickaël Phelippeau sur le portrait fixé par une photographie. Le bi-portrait consiste en un échange de vêtements et autre apparat portés par une personne, quel qu’elle soit, et les vêtements (toujours les mêmes) portés par Mickaël Phelippeau. Il se fait dans le cadre de vie ou de travail de la personne rencontrée. Dans bi-portrait Jean-Yves, le chorégraphe plasticien, pousse cette rencontre un peu plus loin. Le bi-portrait de Jean-Yves, curé à Bègles, commence tout d’abord par un film. Une succession de plans fixes. Au premier plan Jean-Yves, et en arrière plan son entourage, ses fidèles, la nature, le lieu où il exerce son activité.

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