Classique / Contemporaine

Nos amours damnés 

 

 

Déjà trois décennies que le virus du VIH s’est invité dans nos vies, notre intimité. Jeune homme en fleurs à l’époque de la découverte de l’épidémie, Thomas Lebrun a été le témoin horrifié des profondes transformations que le Sida a opéré sur nos façons d’aimer. Physiquement parlant s’entend.

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Les lamentations d’Ariane

Tout commence par une silhouette, dans une obscurité silencieuse. Elle apparaît de dos, androgyne, les cheveux attachés, vêtue d'un simple pantalon noir. Elle essaie de s'éloigner, de partir vers le fond, mais elle est sans cesse retenue. Pourtant, qu'y a t-il d'autre sur cette scène vide ? où peut-elle vouloir fuir ? Attraction, répulsion. Enfin, elle se retourne. Elle, c'est Ariane, seule, abandonnée par Thésée. La musique commence : le Lamento d'Ariana, seul fragment survivant d'un opéra au destin maudit de Monteverdi. Michèle Anne De Mey l'a transformé en un solo pour sa collaboratrice de longue date, Gabriella Iacono.

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Sublimer l’ordinaire

(crédit photo: Olivier Houeix)

 

C’est « pour échapper au noir des choses trop réelles, pour oublier la réalité qui saigne, l’ignorance et la bêtise, pour tenter du sublimer l’ordinaire » que Thierry Malandain, directeur du CCN Malandain Ballet Biarritz a chorégraphié Cendrillon. Inspirée par la célèbre phrase de Nietzsche « Il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d’une étoile qui danse », le chorégraphe signe une relecture universelle du conte de Perrault (Grimm, et tant d’autres), pièce du répertoire de 1899 maintes fois revisitée par des artistes tels Frederick Ashton, Rudolf Noureev et plus récemment Maguy Marin…

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