Classique / Contemporaine

Du geste ultime à l’ultime souffle.

(c) Laurent Paillier

 

Pénombre. Une lumière chaude, orangée s’affirme lentement. A quatre pattes, vingt-six danseurs apparaissent dans cet univers lumineux étouffé. Au fond de la salle, un miroir nous donne la mesure de ces corps qui se déplacent avec lenteur et douceur. Les corps sont jeunes et se ressemblent (seul le corps longiligne et maigre d’un des danseurs et celui d’un homme un peu plus âgé, dénotent). Cette jeunesse et homogénéité des corps participent sans conteste à la sensation générale d’asphyxie. Pendant près d’une vingtaine de minutes les interprètes, dont on devine à peine le visage, avancent, se croisent, sans jamais se heurter. Certains d’entre eux s’évanouissent, puis repartent vers une transe du déplacement. Une quête en quête. L’ambiance est pesante. La présence de tous ces corps nus errant sans fin, la lumière chaude qui les écrase de chaleur, ce miroir en fond de scène pourrait, comme c’est souvent le cas,agrandirl’espace scénique, mais il ne fait que provoquer un peu plus l’étouffement. Avec ce dernier, les corps sur scène sont démultipliés et la présence des spectateurs dans l’espace intensifie un peu plus l’opression.

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Liberté, je danse ton nom

 

Suite à une accusation calomnieuse de la part de l'agence de presse parisienne MYRA, cet article a été retiré. En substance j'aurais filmé une dizaine de minutes du spectacle "Danses Libres" des chorégraphes Chaignaud-Bengolea programmé au Centre Pompidou. Comme si j'avais que cela à f..... pendant une représentation.

 

Pour info vous pourrez découvrir cette vidéo sur Youtube (qui en compte plusieurs d'ailleurs). Mais une vidéo qui n'est pas mon oeuvre... La dernière fois que j'ai tenu une caméra remonte à 1997, en terminale cinéma-audiovisuel il me semble... 

 

Bon visionnage !!!

 

Cédric CHAORY.

Le jeudi 9 février. Centre Georges Pompidou (Paris)

 

Lieu de survies

 

 

Une petite silhouette, aux cheveux longs noirs, apparaît. Sans jamais nous montrer son visage, toujours sur la pointe des pieds, elle s’agite et tente vainement de démêler un tas de cordes noires (elles aussi) se confondant avec ses cheveux. Il n’y aurait pas de bout à ce tas. S’il y en a un, il est sans cesse perdu. Sur cette île, conçue par la chorégraphe Kaori Ito, la mémoire n’existe pas. Trois êtres vivent les uns à côté des autres, mais ne partagent pas d’histoire commune. Le seul lien qui se crée entre eux, est instantané. Ils sont reliés par ces seules cordes.A la fois liaison à l’autre et refuge de son propre corps, de son propre espace.

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