| PUBLICITE |
Classique / Contemporaine
22 Février 2012
Du geste ultime à l’ultime souffle.
(c) Laurent Paillier
Pénombre. Une lumière chaude, orangée s’affirme lentement. A quatre pattes, vingt-six danseurs apparaissent dans cet univers lumineux étouffé. Au fond de la salle, un miroir nous donne la mesure de ces corps qui se déplacent avec lenteur et douceur. Les corps sont jeunes et se ressemblent (seul le corps longiligne et maigre d’un des danseurs et celui d’un homme un peu plus âgé, dénotent). Cette jeunesse et homogénéité des corps participent sans conteste à la sensation générale d’asphyxie. Pendant près d’une vingtaine de minutes les interprètes, dont on devine à peine le visage, avancent, se croisent, sans jamais se heurter. Certains d’entre eux s’évanouissent, puis repartent vers une transe du déplacement. Une quête en quête. L’ambiance est pesante. La présence de tous ces corps nus errant sans fin, la lumière chaude qui les écrase de chaleur, ce miroir en fond de scène pourrait, comme c’est souvent le cas,agrandirl’espace scénique, mais il ne fait que provoquer un peu plus l’étouffement. Avec ce dernier, les corps sur scène sont démultipliés et la présence des spectateurs dans l’espace intensifie un peu plus l’opression. Plus d'articles... |
|